Protéger un proche en situation de handicap : votre notaire à Paris 7e
Les parents d'un enfant en situation de handicap se posent tous, tôt ou tard, la même question : que deviendra-t-il lorsque nous ne serons plus là ? Qui veillera sur lui, et de quoi vivra-t-il ? Le droit offre des réponses, à condition de les organiser de son vivant.
Alma Notaires accompagne les familles dans cette anticipation, avenue Rapp, dans le 7e arrondissement de Paris.
Les parents d’un enfant en situation de handicap se posent tous, tôt ou tard, la même question : que deviendra-t-il lorsque nous ne serons plus là ? Qui veillera sur lui, et de quoi vivra-t-il ? Le droit offre des réponses, à condition de les organiser de son vivant.
Alma Notaires accompagne les familles dans cette anticipation, avenue Rapp, dans le 7e arrondissement de Paris.
Deux questions distinctes, à traiter ensemble
La réflexion se conduit sur deux plans, qu’il serait imprudent de dissocier. D’une part, la protection de la personne : qui la représentera, veillera à son cadre de vie, décidera avec elle ou pour elle. D’autre part, la transmission du patrimoine : comment lui assurer des ressources sans compromettre l’équilibre entre les enfants, ni exposer les biens transmis.
Ces deux volets se répondent. Un patrimoine transmis sans que personne n’ait été désigné pour l’administrer protège mal ; une protection organisée sans ressources ne protège pas davantage. L’étude examine les deux ensemble.
Organiser la protection de la personne
Le mandat de protection future pour autrui
C’est l’outil central. Il permet à des parents de désigner eux-mêmes, par avance, la personne qui prendra le relais auprès de leur enfant, mineur ou majeur, dont le handicap empêche l’expression de la volonté. Le mandat prend effet lorsque les parents ne sont plus en mesure de veiller sur lui. Sur ce terrain, la loi impose l’acte notarié : le mandat de protection future pour autrui n’existe pas sous une autre forme.
Les mesures judiciaires
À défaut d’anticipation, ou lorsque la situation l’exige, la protection relève d’une mesure ouverte par le juge des contentieux de la protection. L’habilitation familiale offre par ailleurs un cadre plus souple aux familles unies. Ces dispositifs sont présentés sur la page consacrée à la tutelle, à la curatelle et à l’habilitation familiale.
Transmettre en protégeant
Transmettre à un enfant vulnérable pose une difficulté propre : il faut lui assurer des ressources, sans pour autant laisser le patrimoine sans destination au jour de son propre décès. Plusieurs mécanismes y répondent.
Les libéralités graduelles et résiduelles
Elles permettent de transmettre un bien à un premier bénéficiaire en désignant celui qui le recueillera à son décès, les frères et sœurs, le plus souvent. La libéralité graduelle impose au premier bénéficiaire de conserver le bien pour le transmettre ; la libéralité résiduelle se contente de régler le sort de ce qui en subsistera. C’est l’instrument le plus adapté à la situation d’un enfant en situation de handicap, et il relève de l’acte notarié.
Le démembrement de propriété
Une autre voie consiste à attribuer l’usufruit d’un bien à l’enfant vulnérable qui en perçoit ainsi les revenus, et la nue-propriété à ses frères et sœurs. À l’extinction de l’usufruit, ces derniers deviennent pleins propriétaires sans droits supplémentaires.
La renonciation anticipée à l’action en réduction
Protéger davantage un enfant conduit parfois à excéder la quotité disponible, au risque d’une contestation ultérieure. Les autres enfants peuvent, de leur vivant et par acte reçu par deux notaires, renoncer par avance à demander la réduction de la libéralité consentie. La transmission est ainsi sécurisée du vivant des parents, avec l’accord exprès de la fratrie.
L’assurance-vie, la rente survie et l’épargne handicap
Des contrats d’assurance sont spécifiquement conçus pour les personnes en situation de handicap. Ils ne relèvent pas du notaire, qui ne les commercialise pas, mais leur articulation avec les libéralités et la rédaction des clauses bénéficiaires appellent un examen attentif : c’est là que l’étude intervient, aux côtés de vos autres conseils.
Le cadre fiscal : un abattement spécifique et cumulable
La fiscalité tient compte de la situation de handicap. Un abattement propre s’applique, sur les droits de mutation à titre gratuit, à la part revenant à toute personne qui ne peut travailler dans des conditions normales de rentabilité en raison d’une infirmité, congénitale ou acquise. Il concerne aussi bien les donations que les successions.
Son intérêt majeur, et souvent ignoré, tient à ce qu’il s’ajoute à l’abattement résultant du lien de parenté, sans s’y substituer. Ce cumul est parfois omis, y compris dans des déclarations de succession établies sans conseil. Le bénéfice de l’abattement suppose de justifier de la situation, ce que l’étude vous aide à préparer. Les montants applicables, fixés par la loi, vous sont communiqués par l’étude.
Alma Notaires, avenue Rapp, dans le 7e arrondissement
L’étude est établie 21 avenue Rapp, à quelques pas de la mairie du 7e. Elle reçoit les familles sur rendez-vous et prend le temps d’exposer chaque dispositif dans un langage clair, ces décisions n’étant jamais prises à la légère.
Accès : métro Alma-Marceau (ligne 9) et École Militaire (ligne 8), RER C Pont de l’Alma, bus 42, 63, 69, 80 et 92.
Questions fréquentes
Comment organiser la protection d'un enfant handicapé pour l'après ?
Deux volets se combinent. La protection de la personne, d'abord : le mandat de protection future pour autrui permet aux parents de désigner eux-mêmes celui qui veillera sur leur enfant lorsqu'ils ne le pourront plus. La transmission du patrimoine, ensuite : libéralités graduelles ou résiduelles, démembrement, articulation avec les contrats d'assurance. Ces dispositifs se conçoivent ensemble, et non isolément.
Qu'est-ce qu'une libéralité résiduelle ?
C'est une donation ou un legs par lequel le disposant transmet un bien à un premier bénéficiaire, en prévoyant que ce qui en subsistera à son décès reviendra à un second bénéficiaire qu'il aura désigné. La libéralité graduelle obéit au même principe, mais impose au premier bénéficiaire de conserver le bien afin de le transmettre. Ces dispositifs permettent de transmettre à un enfant vulnérable tout en organisant le sort ultérieur du bien.
Existe-t-il un abattement fiscal spécifique ?
Oui. Un abattement propre aux personnes qui ne peuvent travailler dans des conditions normales de rentabilité en raison d'une infirmité s'applique aux droits de mutation à titre gratuit. Son intérêt tient à ce qu'il s'ajoute à l'abattement résultant du lien de parenté, sans le remplacer. Ce cumul est parfois méconnu, y compris dans des déclarations déposées sans conseil.
Que se passe-t-il si rien n'a été organisé ?
À défaut de disposition anticipée, la protection de la personne relèvera d'une mesure ouverte par le juge des contentieux de la protection, qui désignera lui-même celui qui en sera chargé. Quant au patrimoine, il sera transmis selon les règles légales, sans les aménagements qui auraient permis de tenir compte de la situation particulière du bénéficiaire.
Organiser la protection de votre proche
Désigner qui veillera sur lui, lui assurer des ressources, préserver l'équilibre entre vos enfants : ces décisions se préparent ensemble et de votre vivant. Alma Notaires examine votre situation et établit les actes qui donneront effet à vos choix. L'étude vous reçoit avenue Rapp, dans le 7e arrondissement de Paris.
NOUS CONTACTERAlma Notaires a obtenu en 2020 le label NCF (Notaire Conseil aux Familles). Ce label reconnaît le savoir-faire de l'étude pour vous accompagner dans tous vos projets en lien avec le droit de la famille.